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Les conséquences

Le changement climatique

Une étude de la l’université de Leeds (Grande-Bretagne) menée par Dominick Spracklen a démontré que la déforestation participait à la diminution de l’humidité de l’air.

De plus, la disparition massive des forêts participe fortement aux émissions de gaz à effet de serre, responsable du réchauffement climatique. La déforestation est directement responsable de 17% des émissions mondiales de CO2. Il s’agit du 3ème émetteur après l’approvisionnement énergétique et l’industrie.

Les forêts sont des réservoirs à carbone. Elles le retienne à la fois dans la biomasse vivante et morte, dans les matières organiques en décomposition et dans les sols. D’immenses quantités de carbone ont été libérées dans l’atmosphère en raison de la déforestation. En 2005, les forêts renfermaient plus de la moitié du carbone accumulé par les écosystèmes terrestres.

Enfin, selon les experts du GIEC (Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), quant à l’avenir du réchauffement climatique, à partir de +2°C, les écosystèmes terrestres risque de relâcher plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère qu’ils n’en stockeront.

Diminution de l’eau

Pour l’eau potable, la forêt aide à reconstituer les nappes phréatiques. ¾ de l’eau accessible provient de bassins versants forestiers. ⅔ des grandes villes des pays en voie de développement dépend des forêts pour leur approvisionnement en eau potable. La forêt qui filtre et retient l’eau, protège ainsi les bassins versants qui fournissent de l’eau douce purifiée aux rivières. À cause de la déforestation, nous assistons à l’érosion des sols et l’envasement des cours d’eau. Cela a pour conséquence de réduire l’accès à l’eau potable.

La perte de la biodiversité

Les forêts abritent 80% de la biodiversité terrestre. Il s’agit d’un véritable refuge pour les espèces animales et végétales. La forêt abrite des mammifères, des oiseaux, des insectes, des amphibiens et des espèces souvent très rares et fragiles. La déforestation est donc une catastrophe non seulement pour l’Homme mais également pour l’ensemble de la vie sur Terre. L’un des grands dangers : la perte de la biodiversité peut être irréversible. Plusieurs espèces sont menacées d’extinction à cause de la disparition des forêts. Les grands singes par exemple en Afrique, voient leur nombre diminuer de manière très importante en raison de la destruction de leur habitat naturel.

Les catastrophes naturelles

Les forêts sont indispensables à la structure et la qualité des sols. En effet, elles réduisent l’érosion hydrique et éolienne et maintiennent le cycle des nutriments dans ces sols. Un sol dénudé n’apporte plus de protection nécessaire contre les pluies violentes. L’environnement devient alors plus favorable aux glissements de terrain et les inondations. Haïti par exemple, où plus de 90 % des arbres y ont été abattus, ne cesse de subir des coulées de boue meurtrières car l’eau n’est plus retenue par les racines dans les localités situées au niveau de la mer. Dans d’autres régions du monde, particulièrement touchées par la déforestation et où ont lieu fréquemment les ouragans, les forêts ne sont plus là en tant que barrières naturelles pour protéger contre les tsunamis et les cyclones.

Des sols fragilisés

La déforestation fragilise les sols. La forêt rend les sols plus riches en matière organique et les rendent plus résistants aux intempéries et aux érosions. Ainsi, lorsqu’une forêt est détruite, le sol se fragilise et devient plus vulnérable aux catastrophes naturelles (glissements de terrain).

L’augmentation des maladies

Selon l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), les forêts réduisent les maladies infectieuses. La déforestation reste l’une des causes principales de l’apparition de nouveaux agents infectieux et leur circulation épidémique dans les populations humaines. Selon une étude, 40% de la population mondiale vit dans des régions touchées par le paludisme.  Or, dans les zones fortement déboisées, le risque de contracter cette maladie est 300 plus élevé que dans les zones forestières.

72% des maladies émergentes transmises par les animaux à l’Homme sont propagés par des animaux sauvages. La déforestation favorise le contact entre l’Homme et les animaux et favorise ainsi la transmission d’agents pathogènes.